Dr. Mohamed Wassim Maaz

Le pédiatre Mohamed Maaz était une figure bien connue de l’hôpital d’Alep en Syrie. Partageant son temps entre l’hôpital des enfants et les urgences, le docteur est mort dans les bombardements qui ont visé son hôpital le 27 avril. Au total, ils sont 57 à avoir été tués lors de cette attaque imputée au gouvernement syrien.

Date du décès : 27/04/2016

Originaire d’Alep, le Dr Maaz travaillait la journée à l’hôpital pour enfants et s’occupait des urgences durant la nuit à l’hôpital al-Qods. Il avait promis d’être au service des enfants de sa ville natale d’Alep, qu’il refusait de quitter alors que sa famille avait fuit vers la Turquie. Il devait lui rendre visite avant que la mort ne l’emporte. Lorsque les bombardements se sont intensifiés quelques jours avant le raid fatal, lui et le reste de l’équipe ont fait descendre les couveuses au rez-de-chaussée pour les protéger.

Ses collègues se le rappellent ainsi : la barbe sombre toujours soigneusement taillée, le regard fatigué mais vif, le Dr. Maaz savait surmonter les tragédies et rendre le sourire à ses proches malgré les lourds bombardements qui ont ravagé la ville depuis 2012.

Conditions du décès :

Malheureusement une attaque aérienne sur l’hôpital d’Al-Qods, soutenu par Médecins sans Frontières et le Croissant-Rouge, tard dans la nuit du mercredi 27 avril 2016, l’a tué, ainsi qu’un de ses collègues dentistes, trois infirmières, 22 civils et a fait plus d’une douzaine de blessés.

Ses collègues qui ont survécu au bombardement ont assuré qu’il était « le meilleur pédiatre de la région, et l’un des derniers médecins exerçant dans l’enfer d’Alep ».

“Il était le pédiatre le plus efficace de toute la ville et le meilleur médecin de l’hôpital. Il était gentil, humain, courageux et capable de nous faire rire même dans les moments les plus difficiles. » Dr. Hatem, directeur d’un hôpital pour enfants d’Alep

« Dr Maaz était un pédiatre très dévoué et avait choisi de risquer sa vie pour aider la population d’Alep. Al-Qods était le principal hôpital pour enfants et il y était un important pédiatre. Il travaillait dans cet établissement depuis des années. Sa disparition est une terrible perte », confie Mirella Hodeib, porte-parole à Beyrouth de Médecins sans frontières.