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Dr. Abbas Khan

Le Dr. Abbas Khan, 32 ans, chirurgien orthopédique britannique de Streatham, au sud de Londres, est décédé le 16 décembre 2013 dans une prison de Damas, après avoir été arrêté à Alep en novembre 2012 où il s’était rendu en congé sabbatique pour aider les victimes des bombardements sur les hôpitaux.

Date du décès : 17/12/2013 (32 ans)

 

Le Dr. Abbas Khan était un chirurgien orthopédique expérimenté qui exerçait au sud de Londres. Père de deux enfants, il avait pris un congé sabbatique de son hôpital Saint Helier University Hospital et s’était rendu à Alep, dévastée par les bombardements, où il venait apporter son aide aux innombrables blessés.

 

Conditions du décès :

Le 22 novembre 2012, le Dr. Abbas Khan est arrêté par les soldats du régime à un checkpoint et est envoyé en prison. Toute communication avec le monde extérieur lui est interdite. Sa famille, vivant en Angleterre, s’inquiète de sa disparition et tente d’alerter les autorités anglaises mais rien n’est fait. La mère du médecin, Fatima Khan décide alors de partir seule en Syrie en juillet 2013 pour réclamer sa libération. Péniblement, elle se rend de prisons en prisons pour retrouver son fils. Quand enfin, elle réussit à le trouver, le cauchemar continue. Elle témoigne : « Je l’ai embrassé. Il était squelettique. Il était en larmes. J’ai dit: « Regarde, maman est là pour toi » et il m’a répondu “désolé, je n’aurais jamais dû venir ici, s’il te plait, ramène moi à la maison”.

Il lui manquait un ongle et ses pieds étaient complètement brûlés. Quand elle l’a interrogé au sujet de ses blessures, il a répondu : « Ce n’est rien, j’ai souffert plus que cela ». En plus des conditions inhumaines dans lesquelles il se trouve, au milieu des cafards et des rats, il est régulièrement interrogé par ses geôliers qui le battent violemment.

Le 16 décembre, le Dr. Abbas Khan aurait dû être présenté devant un tribunal pour sa libération. Mais le 17 décembre 2013, le Dr. Abbas Khan est déclaré mort par les autorités syriennes. Sa famille dénonce son assassinat mais le gouvernement syrien maintient qu’il s’est suicidé dans sa cellule. « Mon frère était prêt à revenir à la maison. Il était heureux et attendait avec impatience d’être libéré » – Afroze Khan, frère du défunt

Il précise : « Nous avons toujours soutenu que notre frère était innocent qu’il a voyagé en Syrie sans autre raison que d’aider les civils blessés dans le conflit. Il a été maltraité et torturé par les autorités syriennes, qui l’ont assassiné”.